Trophée Garcin
06 — 09 mai
Le Trophée Garcin revient après une première édition 2025 réussie !
Ce tournoi de simple level réunit les 16 meilleurs joueurs inscrits, professionnels et amateurs. Ils s’affronteront dans un tableau à élimination directe, où les rencontres se jouent au meilleur des trois manches.
Il s'agit d'un tournoi compétitif : les matchs sont pondérés et permettent de gagner (ou de perdre) deux fois plus de points de handicap qu’habituellement.
Un plateau est prévu pour les perdants du premier tour.
Participants
16 meilleurs
Inscrits du club
Au programme
Élimination direct
Avec plateau
Temps de jeu
Meilleur des 3 manches
André Jean-Baptiste Garcin
(1793-1872)
Le Trophée porte le nom d’André Jean-Baptiste Garcin, sans doute le maître-paumier qui a officié le plus longtemps dans la salle du Jeu de Paume de Fontainebleau. Il en est le paumier de 1826 à 1872, soit pendant quarante-six ans !
Durant cette longue période, Charles X, Louis-Philippe et Napoléon III font appel à ses services pour faire vivre le jeu de paume à Fontainebleau.
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Né à Grenoble le 5 juin 1793, il découvre probablement le jeu auprès des Barcellon, grande famille de paumiers, ainsi que d’Ennemond Barre, son oncle, lui-même paumier à Grenoble et père du célèbre Edmond Joseph Barre, considéré comme le plus grand joueur du XIXe siècle.
André Garcin est un paumier lettré. Il commence d’ailleurs sa vie professionnelle comme professeur de latin, avant de se consacrer au jeu de paume. Il exerce d’abord auprès de son oncle comme garçon paumier à Paris, rue Mazarine.En 1826, il est nommé paumier du Roi et attaché à la salle de Fontainebleau. Il y reste jusqu’à sa mort, le 26 décembre 1872.
Fervent défenseur de la salle et du jeu de paume, Garcin n’a de cesse de préserver et de promouvoir sa pratique à Fontainebleau. En 1853, il écrit ainsi au ministre d’État à propos du jeu :
« Il est d’autant plus utile que les officiers qui se succèdent dans la Garnison de Fontainebleau en font leurs délices. Au lieu de rester dans l’inaction et la mollesse. Ils y trouvent un agrément qui entretient leur force et leur souplesse et les dispose à supporter toutes les fatigues sans être malades. Il a un double avantage qui est de rendre l’homme meilleur et plus robuste. »
Paumier indispensable de la salle de Fontainebleau, Garcin y fait notamment jouer le Prince impérial, fils de Napoléon III. Il donne également des parties avec son cousin Edmond Joseph Barre devant la Cour, sous la Restauration puis le Second Empire, et enseigne le jeu aux aristocrates et bourgeois proches du pouvoir qui fréquentent alors Fontainebleau.
Garcin est également réputé pour agrémenter ses leçons de nombreuses histoires sur le jeu et sur ceux qui ont fréquenté la salle. Il aime ainsi montrer, dans le mur près de la corde, la marque d’un ancien trou bouché. À cet endroit se trouvait autrefois une petite niche dans laquelle il était d’usage de déposer les enjeux des parties.
Un jour, Henri IV, ayant gagné les quatre cents écus qui s’y trouvaient, les fit ramasser par les garçons et mettre dans son chapeau, déclarant :
« Je tiens bien ceux-ci, on ne me les volera pas, car ils ne passeront pas par les mains des trésoriers. »
Et l’ancien professeur de latin n’est jamais très loin : il a également pour habitude de ponctuer ses leçons de nombreuses citations latines, parfois au grand dam de ses élèves !
Le Trophée Garcin rend ainsi hommage à l’une des grandes figures de l’histoire du jeu de paume de Fontainebleau, qui a consacré près d’un demi-siècle à faire vivre notre salle et notre jeu.
Guillaume Dortu
Édition 2026