Sainte Barbe
12 — 13 décembre
La sainte Barbe est l’un des rendez-vous traditionnels du Cercle. Patronne des maîtres paumiers, sainte Barbe est fêtée chaque année à Fontainebleau, à travers un week-end placé sous le signe du jeu, des défis des paumiers et de la convivialité.
Les paumiers vous défient
Les paumiers désigneront à la fin du week-end, le grand vainqueur de la sainte Barbe. Et tout est pris en compte!
Matchs
Chaque participant dispute deux matchs de double handicap (minimum 40 minutes par match).
Défis
Vos maîtres paumiers vous attendent sur différents ateliers (adresse, précision, technique…). Autant d’occasions de marquer des points!Faites vos pronostics !
La sainte Barbe coïncide également avec les finales du Tournoi du Club.
Avant les rencontres, chacun pourra faire ses pronostics sur les finales. Là encore, les bonnes réponses rapporteront des points pour le classement général.
Tea time de Noël
La sainte Barbe est aussi l’occasion de se retrouver à l’approche des fêtes. Un tea time de Noël est à la disposition des joueurs tout au long du week-end dans le dedans.
Finales du Tournoi du Club
Le dimanche, fin d’après-midi, est consacré aux finales du Tournoi du Club.
À l’issue des rencontres, nous nous retrouverons sur le carreau pour la remise des prix, suivie d’un cocktail.
Temps de jeu
1h30 de paume
Au programme
Doubles handicap, défis, pronostics
Participants
Ouvert à tous
(30 personnes max.)
Sainte Barbe, patronne des maîtres paumiers
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La raison pour laquelle sainte Barbe est devenue la patronne de la communauté des maîtres paumiers-raquetiers reste aujourd’hui assez floue.
Plusieurs communautés de métiers associés au feu et à la poudre, comme les artilleurs et les pompiers, la considéraient comme leur protectrice. Par extension, sainte Barbe était également invoquée pour se protéger de la foudre et de la « male-mort », c’est-à-dire de la mort subite sans avoir reçu les derniers sacrements.
Certains auteurs ont ainsi émis l’hypothèse que cette protection contre la mort subite aurait pu expliquer son adoption par les joueurs et les maîtres paumiers. Le jeu de paume n’était en effet pas sans danger!
L’historien Paul de Lapparent, dans son étude consacrée à sainte Barbe, avançait cependant une autre explication, plus inattendue : il pourrait tout simplement s’agir d’un jeu de mots. Une pratique qui, à l’époque, n’était pas considérée comme irrévérencieuse et que l’on retrouve dans le choix des saints patrons de plusieurs autres communautés de métiers.
Ainsi, par analogie avec la « barbe », différentes corporations travaillant le poil, le crin, le feutre ou encore l’étoupe se placèrent sous la protection de sainte Barbe. Ce fut notamment le cas des fourreurs et des chapeliers.
Les paumiers-raquetiers auraient pu suivre exactement le même principe : les balles de jeu de paume étaient alors confectionnées et garnies de matières telles que l’étoupe ou le crin.
À Paris, la Confrérie des maîtres paumiers-raquetiers dédiée à sainte Barbe existait au moins depuis le XVe siècle. Elle se réunissait le 4 décembre, jour de la sainte Barbe, dans la chapelle Sainte-Barbe de l’église des Mathurins ainsi que dans celle de l’église Saint-Sulpice. Deux églises idéalement situées à proximité de nombreux jeux de paume parisiens.
La confrérie se réunissait également le 1er août, en mémoire de la translation des reliques de la sainte.
Un remarquable témoignage de cette confrérie nous est d’ailleurs parvenu : un tableau de Theodoor van Thulden, commandé par les maîtres paumiers-raquetiers pour décorer leur chapelle de l’église des Mathurins. L’œuvre représente sainte Barbe en prière, tandis que son bourreau s’apprête à la décapiter.
Thierry Bernard-Tambour